samedi 18 février 2017

De Zyed et Bouna à Théo : les émeutes reprennent malgré 12 ans d’immobilisme



Le 14 février 2017


Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

Edité par  Fausto Giudice 


Par Ramin Mazaheri

Selon une phrase fameuse du héros communiste et « Che Guevara africain », Thomas Sankara, « Un soldat sans formation politique et idéologique n'est quun criminel en puissance. »


La police française a une idéologie, parce que tout le monde en a une : seuls les apathiques finis ou les plus endoctrinés prétendent ne pas en avoir.

Je vais être franc : je n’ai pas fréquenté l’académie de police française ni lu leurs manuels de formation donc je ne peux pas être catégorique, mais l’idéologie utilisée pour endoctriner la police française est clairement le « Nationalisme Blanc ».

La preuve n’est pas le ouï-dire ou simplement mes reportages de seconde main depuis la France : 52% des policiers et des soldats ont voté pour le Front national en 2015.

Selon les estimations, 60% des policiers actifs voteront pour Marine Le Pen ce printemps, soit plus du double des sondages électoraux actuels.

Cela est totalement hors norme pour la société française, et demande une explication.

Pour ceux qui ne le savent pas, le Front national est un parti d’extrême-droite. Je les appellerais « nazis », parce qu’ils sont effectivement « nationalistes » culturellement et « socialistes » économiquement. C’est vraiment dommage que nous ne puissions plus utiliser le terme « nazi », sauf pour parler de l’histoire – nous ne faisons qu’obscurcir notre réalité commune en refusant d’utiliser des définitions politiques assez simples.

Quoi qu’il en soit, dans une société normale, si un gouvernement apprenait que les 3/5 de la police soutiennent des fascistes d’extrême droite, ils réagiraient immédiatement.

Ils dilueraient une force si extrémiste avec un afflux énorme de travailleurs gouvernementaux de mentalité différente. Ils changeraient immédiatement les procédures de formation, les manuels, la culture du lieu de travail et mèneraient une campagne publique affirmant : « Mea culpa – nous avons un problème majeur avec nos policiers. »

La France ne le fait pas et ne le fera pas, et nous devons nous demander pourquoi : selon moi, c’est parce que le Nationalisme Blanc est le fondement même de la société française.

Le Nationalisme Blanc est aussi le fondement sociopolitique des pays impérialistes que sont les États-Unis et l’Angleterre.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres idéologies importantes en jeu dans ces trois pays, mais il est clair que le socialisme n’en est pas la base, ni la démocratie, ni la religion, ni le libertarianisme... seul le Nationalisme Blanc convient, parce que les vrais capitalistes ne se soucient que de la couleur de l’argent.

Le Nationalisme Blanc a clairement été la philosophie sous-jacente qui a soutenu et s’est propagée pendant des siècles de colonialisme, deux guerres mondiales et même dans le néo-colonialisme d’aujourd’hui.

Je n’exagère pas, et je ne fais pas le gauchiste gnangnan : les Noirs ont été réduits en esclavage et les Indiens décimés en raison du pouvoir nettoyant du « Nationalisme Blanc ».

Trump est au fond, malgré tous ses aspects non-traditionnels, un Nationaliste Blanc : « l’Amérique d’abord », il faut comprendre l’Amérique blanche.

Vous savez que c’est vrai, et je ne blâme personne pour les réalités historiques. Les non-Blancs partout dans le monde savent aussi que c’est vrai.

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Mais la France a volé sous le radar un certain temps

Le monde ne savait pas vraiment que les Français à l’intérieur de la France étaient des Nationalistes Blancs, jusqu’à la rébellion nationale de 2005 (l « émeute » de certains est une « révolte » pour d’autres).

Cela a vraiment secoué la vision de la France dans le monde et ce n’est pas non plus une exagération – l’image de la France a subi un coup majeur.

« Mais ils croient en ‘la liberté, l’égalité et la fraternité’, n’est-ce pas ? » Personne n’a pu encore croire cela après 2005, et personne ne le croit certainement plus aujourd’hui.

La révolte de 2005 a révélé le fait que la France a une large sous-classe non blanche dont l’avenir est totalement bloqué en raison du racisme institutionnel.

Il est important de savoir pourquoi le Nationalisme Blanc de la France a constitué une telle surprise mondiale. Après tout, nous connaissions l’Apartheid, Jim Crow, les réserves indiennes / aborigènes, etc.

La réponse rapide est : jusqu’au milieu des années 1970, la France n’avait pas de vraies minorités non-blanches à opprimer systématiquement.

Avant cela, ce que la France avait était surtout une masse de travailleurs étrangers, des hommes seuls avec des compétences. Certains se sont mariés et intégrés, bien sûr.

Mais la société française a vraiment changé – avec l’incitation des grandes entreprises, et peut-être pour les valeurs humanitaires réelles qu’ils ont invoquées – avec l’adoption du « Regroupement familial ». Cela a surtout permis à des épouses et des enfants d’immigrer en France pour rejoindre leurs maris y travaillant légalement. Cela a créé un changement majeur parce que ça a amené des « villages entiers » en France.

Cela s’est également produit au milieu d’une récession mondiale, puis de plus de 30 ans de néolibéralisme qui ont ravagé le niveau de vie de chaque travailleur français.

Et même si c’était certainement la bonne chose à faire que de permettre aux familles d’être réunies, cela a mis le modèle français à l’épreuve en ce qui concerne la tolérance et leur modèle d’assimilation au lieu d’une intégration.

Considérant le traitement de la France envers les non-Blancs hors de France, miser sur sa tolérance était un pari plutôt téméraire.


Le racisme inhérent au modèle français, si manifestement évident dans ses colonies étrangères, a duré une seule génération lorsqu’il a été appliqué à l’intérieur : en 30 ans, le temps qu’il faut à un adulte pour atteindre complètement la maturité, le système a explosé sous le poids du racisme, de l’hypocrisie et de l’oppression capitaliste.

Vous avez eu la révolte de 2005, et la vapeur a été relâchée, mais le racisme, les avenirs bloqués et la brutalité policière sont restés les mêmes.

Ou blâmons donc la victime avec une déchirure rectale de 10 cm

C’est assez terrible. Ça a nécessité une chirurgie d’urgence majeure – il pourrait rester hospitalisé pendant 2 mois. Il pourrait avoir des problèmes permanents d’incontinence.

Quel genre de policier viole quelqu’un avec sa matraque ? A vomir.

Quel genre de policier se tient là et observe la scène ? Eh bien, ils crachaient aussi sur lui, l’appelant par des noms racistes et le battant dans la région génitale.

Je parlais à un ami arabe d’ici de 50 ans et je lui ai dit à voix basse : « Ce gars aurait pu être un de vos fils. »

Il a immédiatement baissé les yeux – je ne sais pas pourquoi… horreur, honte, inquiétude – et a dit : « Oui ».

Ce gars est un Noir de 22 ans nommé Théo.

Les policiers ont dit qu’ils répondaient à des appels dénonçant du trafic de drogue dans la région : Théo travaille avec des groupes de jeunes et a un casier judiciaire vierge.

Les policiers ont dit qu’ils l’ont arrêté parce qu’ils pensaient qu’il était un étranger en situation illégale : Théo est français.

Le profilage racial est légal en France. C’était la seule promesse de campagne faite par Hollande aux communautés musulmane, noire et immigrée, un autre rétropédalage de Hollande, qui a laissé tomber ses semi-efforts en juillet dernier.



La grande nouvelle est que la France est un de ces systèmes extraordinaires et parfaits appelés « démocratie occidentale », où il y a donc des instances de contrôle et de contrepoids pour empêcher que ce racisme soit formalisé et enraciné !

Dommage que les juges soient également racistes : le Conseil constitutionnel a déclaré le mois dernier que le profilage racial est une tactique légale.

On savait que Théo était une affaire lorsque Hollande vint lui rendre visite à l’hôpital. C’était une sorte de mea culpa.

Mais ensuite, l’enquête sur les actions des policiers a conclu que le pantalon de Théo avait « glissé de lui-même » et qu’il avait été sodomisé « par accident ».

Ils l’ont vraiment fait... ils ont réellement, effectivement donné publiquement cette version des faits.

C’est alors que les émeutes ont empiré.

C’est déjà assez grave que des gens soient violés avec une matraque de police, mais être ensuite forcés d’accepter un tel mensonge ?! Être forcés de réaliser que le système ne fera rien, ne peut rien faire, ne veut rien faire ?

C’est alors que les gens se fâchent pour que la police réponde de ses actes d’une manière ou d’une autre.

Cela m’a rappelé les « émeutes » de 2005 : Quand ont-elles réellement atteint leur paroxysme ? Quand les policiers ont estimé qu’il était nécessaire de tirer des gaz lacrymogènes dans une mosquée... en plein Ramadan. Encore une fois, ajoutant l’injure aux blessures.

(Note : Le torchon de droite Le Figaro semble maintenant essayer de supprimer ce fait de l’histoire en l’appelant une « rumeur », même si l’ancien ministre de l’Intérieur Sarkozy l’a admis à l’époque: « Et la rumeur voulait également qu'une grenade lacrymogène ait explosé au sein de la mosquée de Clichy-sous-Bois, lancée par la police. En plein ramadan… »)

Je ne sais pas si nous allons voir un autre 2005. Mais depuis une semaine, ces « émeutes » se produisent presque chaque nuit, et elles se répandent maintenant à l’extérieur de Paris.

En 2005, elles ont été déclenchées par la mort de deux adolescents victimes du harcèlement policier – cette situation est différente, mais assez brutale et répréhensible.

Dans mon travail pour Press TV, j’ai appelé la « Brigade Anti-Négrophobie » pour une entrevue. Je n’ai vu aucun média français faire de même. Hé, les Iraniens ont laissé partir tous les Noirs et les femmes quand ils ont pris l’ambassade américaine à Téhéran – appelez-nous, à Press TV, biaisés en faveur des opprimés.

J’ai rencontré pour la première fois leur porte-parole, Franco Lollia, lors d’une manifestation de soutien à un Rom qui avait été brutalement battu. Franco est noir et Français, mais son nom veut dire « Français » en latin, et les Roms ne sont pas noirs.

Quoi qu’il en soit, Franco connaît le score. Il était donc, à juste titre, totalement intransigeant dans son analyse. Il n’était pas non plus en colère, ni surpris. Pourquoi devrait-il l’être? Est-ce que quoi que ce soit dans ce qu’il a dit est inexact ou nouveau ? (Le même type de viol s’est aussi produit en octobre dernier) :

« C’est une humiliation massive... une tentative de dégrader tous les non-Blancs... d’enlever notre dignité, notre respect de soi et notre virilité... cela arrive tout le temps... harcèlement quotidien... il a eu la chance de ne pas avoir été tué comme tant d’autres... montrant que les Blancs ont le contrôle... la définition du ‘néo-colonialisme’... machine de police massive... suprématisme blanc... ne croyez jamais que c’est un pays de droits de l’homme. »


La meilleure déclaration est celle que j’ai utilisée pour Press TV : « La société française d’aujourd’hui n’est même pas près d’admettre que leur véritable objectif est d’envoyer ce message : ‘Nous, les Blancs, contrôlons tout.’ ».

2005 était il y a 12 ans, d’après mon calendrier

La France n’est, en effet, pas près de faire une telle admission. Pas... même... près.

Passons à l’autre extrême : la France ne peut pas non plus dire qu’elle n’avait aucune idée qu’une telle question existait.

Peut-être qu’en 2005, c’était en quelque sorte plausible ? Il s’agit d’un pays à prédominance rurale, et oui, il y a un kebab dans chaque village, mais on peut croire que certains Français ont été véritablement surpris de la situation appauvrie et marginalisée des non-Blancs à Paris ou à Marseille.

Mais en 2017, ils ont tous été mis au courant. Le monde entier le sait.

Et qu’est-ce qui a changé depuis 2005 ?

Eh bien, il devrait être tout à fait évident que nous avons eu les émeutes de 2005, puis la réponse du Nationalisme Blanc dur, le dénigrement ouvert de la culture « ghetto », la banalisation officielle de l’islamophobie... puis l’arrivée du terrorisme autochtone en 2012, du terrorisme étranger en 2015, la France en tant que fournisseur national n° 6 de terroristes en Syrie.

Certains d’entre vous ne veulent pas aller dans cette direction, je peux le prédire... vous ne pouvez pas voir le cheminement et faire les connexions simples....

Très bien, parlons donc des certitudes : après 2005, crier haro sur les non-Blancs est devenu une énorme manne politique gagnante, l’islamophobie est devenu le courant dominant.

Sarkozy a pris le pouvoir sur ça, Hollande aussi et maintenant Le Pen ou Fillon vont gagner en faisant la même chose.

C’était – je dirais – en 2012, lorsque le « socialiste » Hollande faisait campagne sur l’islamophobie... c’est alors qu’il est devenu acceptable de soutenir ouvertement le Front national. Avant cela, beaucoup d’électeurs avaient peur de l’admettre.

Peut-être que je suis trop sévère ? Peut-être que 12 ans ne suffisent pas au gouvernement – c’est-à-dire à la société – pour régler ce problème culturel du racisme ?




Certes, l’adoption de lois anti-burka, les lois anti-burqini, les ministres appelant les femmes portant le voile des « nègres qui soutiennent l’esclavage »... rien de tout cela ne visait à corriger le problème culturel. Ce n’était que davantage de Nationalisme Blanc, après tout, qui ne pouvait qu’accroître le manque d’unité.

Peut-être que 12 ans ne suffisent pas pour que le gouvernement – c’est-à-dire la société – résolve les problèmes socio-économiques à propos desquels les non-Blancs sont si en colère ?

Depuis que l’austérité a pris le contrôle en 2009, ce sont les non-Blancs qui perdent en premier. Allez, ce n’est pas du cynisme, c’est de la politique (occidentale, démocratique, capitaliste).

Je pourrais mettre en hyperlien des dizaines de rapports détaillant des cas spécifiques de l’état qui s’aggrave toujours davantage de la banlieue parisienne à forte population immigrée, mais il suffit d’utiliser votre moteur de recherche préféré si vous êtes intéressé.




Parlez de
TomSank à Mohammad – Coco, tu m’entends ?

Revenons à Thomas Sankara, et les vraies personnes de gauche doivent revenir encore et encore à Sankara, parce que les communistes doivent examiner ce qui a marché afin de pouvoir gagner à nouveau.

Sankara est le type de modèle que ces jeunes noirs devraient étudier à l’école française, puisqu’il était probablement LE prototype de leader moderne... et il l’a fait en français.

Sankara a mené la révolution communiste au Burkina Faso en 1983. Le rejet de la dette, le refus des prêts étrangers, les programmes d’éducation, la redistribution des terres, les programmes de santé, le féminisme – eh oui, c’est ce que les communistes font quand ils ont leur chance.

Le gars jouait aussi de la guitare dans un groupe de jazz fusion, a donné au Burkina Faso son nom actuel (il signifie « Pays des hommes intègres ») et a visité Harlem, où il a donné un tel discours que vous pouvez toujours acheter des T-shirts de Sankara dans la 110e rue aujourd’hui.

Il était sur le point de reprendre la cape du chef panafricain à Kadhafi. Au lieu de cela, il est mort à 37 ans... avec 350 dollars dans son compte, deux guitares et une petite maison qu’il n’avait pas fini de payer.

La France ne veut pas déclassifier ses archives, mais les Français l’ont fait assassiner, rien moins que par son meilleur ami, Blaise Compaoré. Après 27 ans de dictature pro-française, et de démantèlement des avancées communistes du Burkina Faso, Compaoré a finalement été renversé. Il a trouvé refuge en Côte d’Ivoire, capitale de la France néocoloniale.

Mais Thomas Sankara n’est pas quelqu’un dont les professeurs français aiment parler. Ils préfèrent parler des colonialistes, des militaires et de toutes les statues du 18e siècle payées par des salaires d’esclaves impayés... des gens qui étaient presque tous des Nationalistes Blancs.



Criez « politiquement correct » et « victime de leur temps » tout votre saoul, mais vous ne pouvez pas changer ce fait.

Les fantassins du Nationalisme Blanc

La révolution du politiquement correct a contribué à saper le nationalisme mesquin, et c’est une véritable réussite, mais une chose à laquelle les personnes de gauche occidentales d’aujourd’hui ont tout simplement beaucoup de mal à faire, c
est de rejeter courageusement leur militarisme domestique.

Le Nationalisme Blanc exige un militarisme constant, après tout : militarisme et vigilance contre la contamination culturelle, les mariages mixtes, les impuretés religieuses, etc.

Ce n’est pas seulement les soldats : personne n’appellerait la vendue Rachel Maddow de la MSNBC une vraie personne de gauche, mais aux États-Unis, elle passe pour l’être. Pourtant, Al-Jazeera a souligné que son livre est rempli d’odes à l’armée américaine.
Dans des endroits comme les États-Unis, vous devez simplement « soutenir nos troupes » .

En France, ce n’est pas seulement le système judiciaire qui ne condamne jamais un policier d’un crime dont la victime est brune ; le critiquer est tout aussi inouï qu’aux États-Unis.

Les journalistes d’ici ont rapporté l’absurde affirmation que le viol était « un accident » sans la moindre ironie ! Sans la moindre question ! Quand les journalistes sont comme ça, imaginez simplement comment les politiciens s’alignent en rangs !

Tout Français de gauche – mais pas seulement – doit exiger une réforme majeure d’une force de police française qui soutient clairement le fascisme, qui est remplie de racistes et qui agit au-dessus de la loi.

Soutenez les policiers de France et, comme le prouve le chiffre de 60%, vous soutenez les Nationalistes Blancs.

Je ne soutiens PAS les policiers français le moins du monde, parce qu’ils mènent cette guerre brutale à l’intérieur. Les policiers français sont des soldats ; mettons-nous d’accord sur cela – ils sont une « armée intérieure ».

Si vous ne les avez jamais vus de près, je peux attester que la police française est armée jusqu’aux dents et couverte de protections de football américain.



Ils vont toujours par quatre. Pourquoi? « Au cas où ils veulent jouer aux cartes », selon la plaisanterie ! La véritable raison est pour leur sécurité – parce que 10 kilos d’armes et de munitions ne suffisent pas – mais le résultat réel est une intimidation accrue, la pensée de groupe et le dévouement à l’omerta de la loi du silence de la police.

Les policiers anti-émeutes, portant des boucliers, utilisant des gaz lacrymogènes, déployant des canons à eau, fouillant tout le monde et leurs sacs, sont clairement de tolérants amoureux de la liberté d’expression, et ils sont heureux de vous arrêter si vous essayez d’en faire usage pendant l’état d’urgence, même si vous êtes un hippie blanc et pas un brun.

La police française n’est pas appelée les « Gardiens de la révolution », comme à Cuba ou en Iran, parce qu’elle n’a pas de révolution à garde.

Nous devons être très clairs sur ce qui est gardé par les policiers de la France : c’est une révolte du 18ème siècle, capitaliste, antiféministe et esclavagiste contre la monarchie qui a explicitement dit que les droits de l’homme ne sont que pour les propriétaires terriens.

Elle a cessé d’être révolutionnaire en 1848. La France était en avance sur la lancée nationaliste, donc mettons-nous tous d’accord sur le fait qu’en 1917, le monde entier était passé à des questions plus progressistes.

Mais pas la France – le salafisme de 1789 est toujours la voie fondamentaliste en vigueur ici.

Rejetez le communisme en 2017 – une vraie gauche dépourvue de racisme et de capitalisme – et qu’est-ce qui vous reste ? Vous avez un centre qui a prouvé qu’il est totalement bidon et dépourvu de cœur et de cerveau, et une aile droite qui, dans les nations occidentales, est ce même Nationalisme Blanc d’avant même 1789.

Purée, les choses vont si mal en Occident que les vraies personnes de gauche en viendraient à espérer que les Trump et Marine Le Pen parviennent effectivement au pouvoir, donnent quelques coups de clé anglaise à la doxa « Il n’y a pas d’alternative » du néolibéralisme qui règne depuis 30 ans, et créent assez de divisions ethniques pour que les gens comprennent ENFIN que seule la vraie gauche peut ou devrait être au pouvoir.

Sous le communisme, la police est endoctrinée – bien, je l’avoue, et je l’ai vu à Cuba.

Mais ils sont endoctrinés avec l’idée que la classe, pas la couleur, est ce qui importe ; avec l’idée que la partie du pays dont vous venez n’est pas importante, et que ce qui est important, c’est que nous sommes tous unis dans la lutte ; avec l’idée que l’inégalité est dangereuse et mauvaise ; avec les idées que le racisme, le nationalisme et le capitalisme sont arriérés, réactionnaires, dangereux, contre-productifs, immoraux.

Oh, ces terribles policiers communistes ! Nous devrions certainement les faire ressembler à ceux de la France, non ?

« L’ère des Lumières » conjuguée avec la négation de l’existence du Nationalisme Blanc signifie que vous vivez dans le passé, et il y a un prix à payer pour la confusion. Malheureusement, ce prix est principalement payé par les non-Blancs.

Chaque nuit, la France est illuminée des voitures et des poubelles en feu qui ont été incendiées par leur sous-classe opprimée, leur sous-race.

On dirait une révolution... et elle est dirigée contre le Nationalisme Blanc.

La White Trash Revolution (WTR – révolution de la racaille blanche) va battre en brèche cette dernière revendication ethnique pour plus de droits, tout comme elle a gagné dans le Brexit et avec Trump... mais la WTR va un jour se transfigurer en une simple Trash Revolution (TR – révolution de la caillera).

Et c’est là que ça va vraiment décoiffer.

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