dimanche 23 avril 2017

Israël se prépare à une invasion de la Galilée par le Hezbollah

Sources : Documentaire d'Al-Manar Le Mur de l'Illusion (3 avril 2017), Bulletins d'informations d'Al-Manar des 20 et 21 avril 2017

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr


La « Promesse de la Galilée » du 16 février 2011, dans laquelle le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a appelé ses combattants à être prêts à libérer le nord de la Palestine occupée durant la prochaine guerre contre "Israël", a été perçue avec inquiétude par Tel-Aviv. Mais depuis la crise syrienne et l'intervention décisive du Hezbollah, qui a porté le premier coup d'arrêt à l'expansion de Daech dès 2013, deux ans avant l'intervention russe, cette promesse a pris une réalité toute particulière. 

La crise syrienne et l'expansion de Daech, conçues comme un premier pas dans la neutralisation du Hezbollah et de l'Axe de la Résistance, ont été très bien accueillies par Tel-Aviv, qui n'a cessé d'apporter son soutien aux terroristes au prétexte d'empêcher des transferts d'armes au Liban, de même que l'implication du Hezbollah, qui a entrainé un drainage des forces de la Résistance et un recul de sa popularité dans le monde arabo-musulman. Mais le Hezbollah a acquis et déployé une expérience et un savoir-faire inestimables en Syrie, notamment dans la guerre offensive de libération de très larges portions de territoire, transformant ce mouvement de guérilla purement défensif en une organisation qui ressemble de plus en plus à une armée classique, tant au niveau des tactiques que des armements. La parade militaire d'une unité blindée du Hezbollah à Al-Qusseir en novembre 2016 avait triomphalement marqué cette transformation, adressant un défi sans précédent à "Israël".

Ainsi, loin de s'affaiblir, l'Axe de la Résistance est sorti renforcé de la crise syrienne, tant par l'alliance stratégique avec la Russie que par l'expérience acquise sur le terrain. Israël doit maintenant composer avec la présence de la Russie, de l'Iran et du Hezbollah en Syrie, la perspective d'une base navale iranienne permanente à Lattaquié, et la menace de l'ouverture d'un nouveau front dans le Golan occupé. C'est pourquoi Netanyahu insiste maintenant pour que l'Iran et le Hezbollah quittent la scène syrienne.

Contrairement aux espérances d'Israël, le Hezbollah n'a jamais détourné les yeux de la frontière du sud-Liban et de la confrontation prioritaire avec l'ennemi sioniste. Après la mort de 6 de ses combattants en Syrie tués par une frappe israélienne en janvier 2015, le Hezbollah a riposté directement par une attaque qui a fait 2 morts, prouvant qu'il ne craignait pas l'ouverture d'un nouveau front contre "Israël". De plus, Hassan Nasrallah n'a cessé de menacer Israël, allant jusqu'à évoquer des frappes contre les dépôts d'ammoniaque de Haïfa, évacués depuis, et la centrale nucléaire de Dimona.

Face au risque que l'expérience syrienne ne soit effectivement reproduite en Galilée, "Israël" a procédé à un véritable travail de fortification de la frontière libanaise pour se prémunir d'une incursion du Hezbollah, transformant ce front en ligne de défense pour la première fois dans l'histoire du conflit israélo-arabe. Bien plus, "Israël" prépare l'évacuation de centaines de milliers de colons en cas de guerre avec le Hezbollah, ce qui indique à quel point la perspective d'une occupation de la Galilée par les forces libanaises est redoutée. Tout cela était inconcevable il y a dix ans à peine, sinon pour les voisins d' "Israël" régulièrement soumis aux agressions sionistes depuis 1948. 

Le Hezbollah a tourné en dérision les déclarations belliqueuses d'Israël par l'organisation d'une tournée médiatique à la frontière libano-israélienne, afin de montrer au monde entier que l'ennemi redouté d'hier est aujourd'hui occupé à se retrancher derrière des barrières illusoires censées rassurer sa population. Le documentaire d'Al-Manar intitulé « Le Mur de l'illusion », sous-titré en hébreu, montre minutieusement l'état d'avancement des travaux de terrassement menés par Israël, sous l'observation permanente du Hezbollah. La guerre psychologique, médiatique et de renseignement reste à son intensité maximale.

Sayed Hasan

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire