vendredi 19 mai 2017

Sayed Ali Khamenei : Israël est une page sombre de l'histoire qui va se refermer



Allocution du Guide Suprême de la République Islamique d’Iran à la sixième conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne

Téhéran, le 21 février 2017




Vidéo sous-titrée à venir

Transcription :

Avant de commencer mon discours, je voudrais rappeler au public que c’est aujourd’hui l’anniversaire du martyre de Malcolm X, un leader musulman américain. Je voudrais demander à tous les participants de réciter la sourate Al-Fatiha (L’Ouverture) et la sourate Al-Tawhid (L’Unicité) pour l’âme de ce martyr.

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux,

Toute la louange est due à Dieu, le Seigneur des Mondes, et que la paix et les salutations de Dieu soient sur le Maître de tous les peuples, Muhammad al-Mustafa, ainsi que sur sa famille pure et sur ses compagnons choisis

Dieu, le Très-Sage, a dit dans le Livre Manifeste [Le Saint Coran] : « Ne vous découragez pas ! Ne vous affligez pas ! Car vous aurez bientôt la victoire, si vous avez la foi. » [Le Saint Coran, III, 139]. Et selon le plus puissant des orateurs : « Ne soyez pas pusillanimes en implorant la paix à l’ennemi alors que vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous. Dieu ne vous frustrera jamais du fruit de vos œuvres. » [Le Saint Coran, 47: 35].

Pour commencer, je vous accueille comme il se doit, chers invités, responsables honorables des organisations islamiques, dirigeants de divers groupes palestiniens, intellectuels, universitaires et personnalités exceptionnelles du monde de l’Islam et d’autres personnalités qui luttent pour la liberté. Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie pour votre présence dans cette importante conférence.

L’histoire tragique de la Palestine et la tristesse extrême causée par l’oppression infligée à cette nation patiente, endurante et résistante, affligent profondément tout individu aspirant à la liberté, à la vérité et à la justice, et provoquent une souffrance et une douleur déchirantes dans le cœur de chacun.

L’histoire de la Palestine est pleine de hauts et de bas, marquée par l’occupation cruelle de cette région, qui a rendu des millions d’individus sans domicile [réfugiés et déplacés], et la Résistance courageuse de ce peuple héroïque. Une recherche historique intelligente montre qu’aucun peuple dans aucune ère de l’Histoire n’a jamais été soumis à une telle douleur, une telle souffrance et une telle cruauté. Jamais auparavant un pays n’a été occupé dans un complot suprarégional, jamais un peuple entier n’a été chassé de sa maison et de son pays afin qu’un autre groupe de gens venant de contrées lointaines du monde soit apporté pour remplacer cette nation. Il n’a jamais été observé qu’une entité réelle soit ignorée et qu’une fausse entité prenne sa place.

Mais c’est une autre page honteuse de l’histoire qui se refermera avec l’autorisation et l’assistance d’Dieu l’Exalté, comme d’autres pages honteuses de l’histoire [qui ont déjà disparu]. « Certes, la fausseté est vouée à disparaître. » [Coran, 17, 81]. Et Il dit également : « Mes pieux serviteurs hériteront de la Terre. » [Coran, 21, 105]

#SaltWaterChallenge : soutien mondial aux prisonniers palestiniens en grève de la faim

Reportage RT sur la grève de la faim des prisonniers palestiniens qui dure depuis plus d'un mois, et sur le soutien populaire qu’elle reçoit en Palestine occupée et dans le monde.



lundi 8 mai 2017

Le patriarche melkite catholique Grégoire III rejoint la grève de la faim des prisonniers palestiniens

Déclaration du Patriarche d'Antioche Grégoire III Laham, le 5 mai 2017

 

Transcription : 

Dans la génération du Messie qui a dit : "Si je suis prisonnier, vous venez à moi, si je suis assoiffé ou souffrant, vous êtes avec moi, à mes côtés. Et de même, le Concile de Vatican II a déclaré que la souffrance et l'espérance des hommes sont la souffrance et l'espérance de l'Eglise.

Et en tant que pasteur, je me trouve solidaire de ces hommes, mes frères, surtout que j'ai passé 26 ans en Palestine, à Al-Quds (Jérusalem), et j'ai vécu toutes les épreuves vécues aujourd'hui par mes frères, les souffrances, les problèmes, la soif, les manifestations, les pierres, etc. Et c'est pourquoi j'ai estimé qu'il était mon devoir de garder les liens avec mes frères, et de ne pas oublier que je suis aussi le patriarche d'Al-Quds.

Je suis donc aussi le patriarche de ces prisonniers qui font la grève de la faim, et c'est pourquoi j'ai voulu annoncer ma solidarité avec eux en faisant la grève (de la faim) à leurs côtés, à ressentir (leurs souffrances) avec eux.

Je les aime et je leur dis : nous sommes avec vous, et le monde entier, qui est monde de l'amour, vous manifeste son amour profond et il est avec vous.

Hassan Nasrallah soutient la grève de la faim des prisonniers palestiniens et dénonce l'hypocrisie internationale


Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 2 mai 2017, à l'occasion de la Journée du blessé

Cette journée en l'honneur des blessés de guerre, civils et combattants, est commémorée le 4e jour du mois de Cha'ban, qui a vu la naissance d'Abu Fadhl al-Abbas b. 'Ali, mutilé et tué lors de la bataille de Karbala en défendant l'Imam Hussein.



Transcription : 

[...] Deux mots sur la situation générale (au Moyen-Orient). 

La première chose sur laquelle on doit s'arrêter quant à la situation générale dans la région est la lutte pour la liberté et la dignité que mènent 1500 prisonniers palestiniens et... nous sommes aujourd'hui au 16e jour de leur grève de la faim, avec une réaction de soutien de la rue palestinienne, à l'intérieur (de la Palestine occupée) et à l'extérieur, envers ce mouvement.

Comme toujours, naturellement, nous les soutenons et nous unissons à eux, et nous annonçons notre solidarité ferme et totale avec cette action de djihad et de résistance très forte que mènent les prisonniers palestiniens pour leurs revendications légitimes et naturelles. Mais nous voulons tirer les enseignements de ce qui se passe là.

Dans ce premier point concernant la situation de la région, j'ai deux points (à développer). 

Premièrement, je veux tirer l'enseignement sur lequel nous pourrons construire une voie politique permanente. Eh bien, en face, Israël fait la sourde oreille... Ils ne sont prêts ni à négocier, ni à répondre aux revendications. Les revendications des prisonniers ne sont pas la libération de la Palestine, ni la libération d'Al-Quds (Jérusalem). Les revendications des prisonniers concernent des droits naturels de tous prisonniers, des droits humanitaires. Israël fait la sourde oreille, et comme d'habitude, mise sur l'écoulement du temps, la lassitude, et le recul des prisonniers palestiniens, espérant que ce mouvement ne soit donc qu'une vaine éruption sans aucun résultat. 

On ne peut rien attendre d'autre d'Israël, l'ennemi usurpateur, terroriste, occupant. Mais regardez donc le (reste du) monde. Regardez le (reste du) monde. Où sont les régimes arabes ? Où sont les peuples arabes ? Où est l'Union des pays arabes ? Où est l'Organisation des Etats Islamiques, l'Organisation de Coopération islamique ? Où est le monde ? Où est l'Europe ? Où est l'Occident ? Où est l'ONU ? Où est le Conseil de Sécurité ? Tous ceux qui se mettent souvent en colère pour les histoires les plus triviales qui se produisent dans tel ou tel endroit du monde, où sont-ils ? Nous sommes au 16e jour, et rien ne se passe dans le monde, rien de rien.

Pour la commémoration des dirigeants martyrs, j'ai un peu remué le pot aux roses, lorsque j'ai dit qu'ils nous ont amené, le monde arabe et la région au point où la Palestine est devenue la cause oubliée. En voilà une preuve. 

Aujourd'hui, dites-moi donc où sont les rois et les présidents arabes.Demain, on dira que le Sayed (Nasrallah) s'en prend au rois et présidents arabes. Où sont les régimes arabes ? Où est l'Union des pays arabes ? Où est la réaction sérieuse, où sont les pressions réelles ? Les pressions sur vos amis américains, les pressions sur vos amis européens ?... Où sont les organisations de défense des droits de l'homme ? Où est la voix arabe ? Où sont les médias arabes ? Où sont les chaînes TV arabes ? Où sont les plumes arabes ?

Si ce qui se passe, ô mes frères et soeurs, si cela se passait dans un pays qui ne soit pas allié ou aligné avec les Etats-Unis, allié ou aligné avec l'Occident, vous auriez vu le monde entier s'élever (d'indignation) sans se rasseoir. Je ne dis même pas si cela se passait en Iran, en Syrie ou je ne sais où, non. Dans n'importe quel pays qui ne soit pas aligné avec les Etats-Unis et l'Occident, qui ne soit pas soumis à leur volonté et à leur diktat, qui ne soit pas partie prenante de leur projet, vous auriez vu le Conseil de Sécurité, l'ONU, la Maison Blanche, les ministres des affaires étrangères, les organisations des droits de l'homme et le monde entier se lever. Non pas le 16e jour, dès la première heure. Et l'Etat ou le gouvernement qui refuse de négocier avec ces prisonniers et de répondre à leurs revendications aurait été accusée d'agression, de cruauté, de traitement inhumain, d'oppression, de torture, de tyrannie, etc. 

Mais il s'agit d'Israël, l'enfant gâté des Etats-Unis, la base militaire avancée de l'Occident dans notre région... (Alors) non !... Laissez-donc Netanyahu faire ce qu'il veut. Qu'il prenne ses aises, il a tout son temps. Aucun problème. Tout comme il avait absolument tout le temps du monde pour les guerres contre Gaza. Il a tout son temps encore une fois, que ce soit pour la question des prisonniers ou toute autre ; pour la question des colonies ou toute autre.

Eh bien, si nous cherchons à recueillir des preuves comparables, que ce soit il y a moins d'un an ou depuis 2003, en Irak, depuis 2003, des organisations terroristes takfiries ont réalisé des milliers d'opérations suicide, sans parler des autres opérations, et ils ont tué des chiites, des sunnites, des Arabes, des Kurdes, des Turkmènes, ils n'ont épargné personne dans le peuple irakien. Et des massacres quotidiens, au point que les voitures piégées sont devenues en Irak un événement quotidien normal et naturel. Et le monde (entier) reste silencieux. Et le monde sait bien qui les soutient, qui les finance, qui les protège, et qui les aide médiatiquement jusqu'à présent : il y a des chaînes arabes qui, dans cette bataille de Mossoul, sont avec Daech. Elles ne sont pas avec le gouvernement irakien ou les forces irakiennes. Et le monde (entier) ne dit rien de tous ces soutiens, assistants, supporters, protecteurs médiatiques, financeurs et facilitateurs (de Daech). Pourquoi ? Parce qu'il faut soumettre le peuple irakien, l'humilier, le faire taire et l'intégrer à ce projet (américain).

Eh bien, (considérons) le Yémen. Il y a quelques jours, le Secrétaire Général de l'ONU a lu un discours de deuil, disant qu'alors qu'on parle, 50 enfants yéménites meurent. Eh bien, le monde entier parle de millions de personnes menacées par la famine au Yémen. Alors que le monde entier sait qui assiège le Yémen, qui bombarde le Yémen, qui affame le Yémen. Quelqu'un ose-t-il ouvrir sa bouche (à ce sujet) ? Quelqu'un ose-t-il parler ? 
Et si je me mets à décrire les choses telles qu'elles sont, on me dit que je mets en péril le tourisme au Liban. Si je dis ce que le monde entier sait, à savoir que l'Arabie Saoudite et ses alliés assiègent, affament et tuent le peuple yéménite, chaque jour et chaque nuit, c'est moi qu'on accuse de mettre en péril le tourisme au Liban. Une simple parole de vérité (me vaut cette accusation). Mais un monde qui reste silencieux face à des millions de personnes qui meurent de faim, qu'importe la mort de milliers de personnes tuées et bombardées, et des centaines de milliers de personnes blessées ? Que nous importent-ils ? Bien que le monde entier et l'ONU reconnaissent cette situation. En toute simplicité, c'est parce qu'il s'agit de l'Arabie Saoudite, l'allié des Etats-Unis, de l'Occident, qui paie des fortunes, des centaines de milliards de dollars qu'elle paie aux Etats-Unis. Et Trump vient maintenant pour leur prendre l'argent qui leur reste.

Mais quant au pauvre peuple yéménite, il n'a pas d'argent à payer aux Etats-Unis, il n'a pas d'argent à payer à Trump, il n'a pas d'argent à payer au Premier ministre britannique ni au Président français pour qu'ils se bougent et disent ça suffit, on va mettre fin au siège, à la guerre et à l'agression contre le Yémen. 

Eh bien, considérons donc la Syrie. Il y a quelques jours, un massacre a été perpétré contre les habitants de Fou'a et Kafraya qui quittaient leurs villes assiégées dans le quartier d'Al-Rachidin situé à l'entrée de la ville d'Alep. Un kamikaze sanguinaire est venu avec une camionnette, et s'est attaqué au convoi de bus. Qu'y avait-il dans le convoi ? 5 000 civils, une majorité écrasante de civils dont la plupart étaient des femmes et des enfants. En bref, l'attentat a causé des centaines de martyrs, de blessés et de disparus. Qu'a fait le monde ? Qu'a-t-il fait ? 

Que Dieu nous en préserve... Car dans l'accord conclu, l'Etat syrien et nous-mêmes, nous avons garanti la sécurité des évacués (des enclaves terroristes de) Madaya, Zabadani, Biqqin, Sarghaya, Blodan et Borj Blodan pour qu'ils soient convoyés vers un point sûr au-delà de la ville d'Alep. Imaginons qu'une personne (il n'y a pas de kamikazes dans notre camp), par erreur, ait pris une mitrailleuse et fait feu (sur leur convoi), ou ait tiré une roquette de RPG sur un bus et ait tué un certain nombre de personnes. Qui donc nous aurait épargné (ses condamnations) ? Qui aurait épargné l'armée syrienne, le Hezbollah et les parties qui ont garanti cet accord ? Le Conseil de Sécurité, les USA, Trump et le monde entier seraient entrés dans une grande colère, et auraient peut-être même lancé une attaque aérienne (contre la Syrie). 

Voyez donc la situation existante, la situation actuelle réelle. Bien sûr, je n'apporte là rien de nouveau. Je ne veux que confirmer une idée établie de longue date, mais dont chaque jour, chaque jour, chaque jour, nous avons une nouvelle confirmation, face au point de vue adverse (qui rejette le notre), dont on aimerait bien qu'ils nous apportent la moindre preuve, le moindre élément (qui confirme leur vision).

Mais en revanche, lorsque l'événement de Khan Cheikhoun s'est produit, et que le régime a été accusé d'avoir utilisé des armes chimiques, eh bien, les gars, faites donc une enquête, mais ils ne veulent pas faire d'enquête. Mes chers amis, qui a prouvé que le régime a vraiment utilisé des armes chimiques ? Oui, il l'a fait (affirment-ils). Eh bien, quelle est la preuve ? Personne ne présente de preuves. Eh bien, ces images qui ont circulé, sont-elles fabriquées ou est-ce la vérité ? Personne ne le sait. Eh bien, envoyez donc une commission d'enquête, avec par exemple la Russie, l'Iran, d'autres pays du monde... Oh, on demande simplement une commission d'enquête, mais les USA ne veulent pas de commission d'enquête. Ils n'acceptent pas d'enquête ! Nous voulons simplement connaitre la vérité, afin de condamner le criminel qui a utilisé des armes chimiques, qui qu'il soit. Mais ils refusent toute commission d'enquête.

Au contraire, dès les premiers instants, dès les premiers instants, Trump et l'administration américaine, comme d'habitude, se sont institués procureur général, enquêteur, juge et bourreau, et ils sont venus frapper l'aéroport de Chu'eirat, et ont considéré avoir réalisé un grand exploit. Et les félicitations ont commencé à fuser de toutes parts, d'Arabie Saoudite, de Turquie, de certains pays du Golfe, de forces politiques (qui se sont éxclamées) "Bravo, Dieu te bénisse et te récompense, t'accorde une belle fin et augmente tes ressources." N'est-ce pas ce qu'ils leur ont dit ? 

Eh bien, sur quelle base ? Car celui qui est ici visé (Bachar al-Assad) n'est pas un collabo, un suiveur ou un soumis, on veut le soumettre, l'humilier et le briser. Telle est l'équation. 

Aujourd'hui, si on venait dans n'importe quel coin d'un pays non aligné avec les USA, et imaginons qu'il y ait une ville complètement assiégée, avec des centaines d'hommes et de femmes debout sous le soleil, jour et nuit, afin de protéger un homme pur, grand savant au Bahreïn, Son Eminence l'Ayatollah Cheikh Issa Qassem, et ce depuis 7 ou 8 mois, bientôt un an, dans une région très sévèrement assiégée. C'est une chose oubliée, qui n'intéresse personne dans le monde. Car ces gens-là se trouvent dans un pays soumis, aligné, faisant partie du projet (américain), et donc aucune pression ne sera exercée sur lui. Pourquoi lui demanderait-on quoi que ce soit ? On le félicitera plutôt pour le beau kôhl de ses yeux, et on lui dira "Très bien, continue."

Voilà donc. Il n'est pas nécessaire que je multiplie les exemples, j'ai été assez long comme ça, mais la conclusion qu'il faut en tirer est celle-ci : ô nos frères, ô nos soeurs, ô notre peuple (et nous nous exprimons avec l'expérience, et ces exemples ne font que confirmer l'idée, qui est la nôtre depuis le début), aujourd'hui, si notre territoire est libéré, si nos prisonniers dans les geôles israéliennes sont revenus (il reste des dossiers en suspens), si notre pays est libre face aux menaces israéliennes, personne n'y a joué aucun rôle, ni le Conseil de l'ONU, ni les USA, ni l'Occident, ni l'Union des pays arabes, ni les résolutions internationales ni rien du tout. 

C'est grâce à vous seuls, les nobles gens, l'Armée, le Peuple et la Résistance, les martyrs, les blessés. Aujourd'hui, si le Liban jouit de la liberté, de la dignité et de la sécurité, c'est grâce à vos âmes élevées, à vos corps ensanglantés, au sang pur de vos martyrs, et au sang de vos corps (blessés) qui a été versé sur la terre de ce pays et dans cette région. Seulement, seulement, seulement (grâce à vous et personne d'autre).

N'attendez pas de ce monde, de cette communauté internationale, de l'Amérique et de l'Occident, ni justice, ni impartialité, ni reconnaissance du vrai, n'attendez rien de tel. Cela ne signifie pas que nous ne leur demandions pas, mais nous ne nous attendons à rien. Et de toute façon, nous ne déplorons pas qu'ils nous ignorent, qu'ils ne prennent pas la position requise et qu'ils n'exercent aucune pression (sur les oppresseurs). Car à la base, ils sont l'ennemi, donc prenez garde à eux ! La base de nos maux, c'est eux. Ceux-là mêmes à qui nous demandons des prises de positions, des déclarations et des mesures, c'est eux le problème à la base. Quant aux autres, ce ne sont que des instruments, ils ne font que suivre, ce ne sont que les pions d'un jeu d'échecs qui servent les projets de domination de nos pays. Que veulent-ils donc, les amis ? Ils veulent piller nos choix, nos ressources, notre pétrole, notre gaz, et ils veulent maintenant nous piller davantage. Nous n'avons pas le temps de parler de la nouvelle politique américaine : le pillage plus manifeste, le pillage explicite. 

Il faut donc que nous comptions sur notre présence sur les places et les champs (de bataille), sur notre force. Ce que je vous ai toujours dit, aujourd'hui, tous les événements et développements qui se produisent, je vous le redis encore : nous vivons dans un monde de loups. Il n'y a pas de loi internationales, il n'y a que la loi de la jungle. Le fort mange le faible. Si nous sommes faibles, nous serons mangés.  Si nous sommes plus forts, le monde nous respectera.

Lorsque nous avons un poids sur les équations et sur les intérêts... Ce monde recherche des intérêts, il ne recherche pas des principes ou des valeurs. Par conséquent, notre force est là, nos intérêts sont là, et notre destin et notre avenir s'arrêtent à notre force, à notre unité, à notre présence, à l'endurance de notre peuple, à la conscience de notre Communauté (islamique). 

Voilà les enseignements que nous devons tirer de tout ce qui se passe maintenant. [...]