dimanche 27 août 2017

Bachar al-Assad sur le soutien de la Turquie au terrorisme : Erdogan est un mendiant politique

Discours du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad le 20 août 2017, devant les membres du corps diplomatique syrien

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Traduction : Mouna Alno-Nakhal 
Sous-titres : http://sayed7asan.blogspot.fr


Transcription : 

[...] Tout comme nous avons répondu avec souplesse aux initiatives en faveur du dialogue, nous avons accueilli positivement celles portant sur la cessation des combats, même si nous n’avions aucun doute sur le fait que les terroristes profiteraient de ces initiatives pour nous duper (trahir leurs engagements), comme ils l’ont fait à maintes reprises. Mais nos forces armées étaient aux aguets.

D’où la question : si les résultats des réunions sont inexistants et s’ils ne respectent pas leurs accords, pourquoi perdre notre temps ? Parce que depuis le début de la crise, nous n’avons laissé passer aucune occasion d’arrêter l’effusion de sang sans nous efforcer de la saisir, même quand l’espoir était minime, afin de préserver les innocents. Partant de là, nous avons participé aux réunions d’Astana, en partant d’une vision nationale claire, et d’une grande confiance en nos amis, en Iran et en Russie. 

Mais qu’en est-il du troisième partenaire : la Turquie ? En ce qui nous concerne, il n'est présent que sur le papier. Nous ne le considérons pas comme garant ni associé dans le processus de paix et, bien sûr, nous ne lui faisons pas confiance. Il soutient les terroristes. Il est garant, mais pour les terroristes. Et la véritable raison de la participation de la Turquie aux congrès d’Astana est qu’Erdogan n’a plus d’autres options devant lui. Les terroristes tombent partout, les défaites se succèdent, les scandales aussi du fait de ses relations avec les terroristes. Par conséquent, entrer dans le processus d’Astana est d’une part une sorte de couverture, et d’autre part lui permet de protéger les terroristes. C’est ce qu’il a fait et, comme vous le savez, le blocage de nombre de sessions a eu lieu pour protéger les terroristes.

D’un autre côté, la participation d’une délégation d’Erdogan aux réunions d’Astana lui confère un rôle en Syrie, un rôle qu’il cherche et dont le but est de légitimer son rôle et la présence des unités turques en Syrie, c’est-à-dire de légitimer l’occupation, alors que notre position était d’emblée très claire : tout individu turc présent sur le sol syrien sans le consentement du gouvernement syrien est un occupant. 

Ce qui signifie qu’Erdogan est pratiquement devenu une sorte de mendiant politique sur le bord de la route suppliant pour qu’on lui accorde n’importe quel rôle, parce qu’il sent le déséquilibre qui sévit en Turquie et que le scandale de sa relation avec les terroristes est clairement découvert au monde entier. Et en vérité, s’il est resté au pouvoir, ce n’est pas pour son ingéniosité comme certains tentent de le présenter, mais parce qu’il a encore un rôle à jouer dans le soutien des terroristes en Syrie. 

Mais si jamais la situation syrienne se soldait en faveur du terrorisme ou d’autres forces soutenant le terrorisme, il deviendrait inutile et personne ne soutiendrait son maintien. Il est donc resté au pouvoir à cause de son rôle du moment en Syrie : un rôle destructeur. [...]

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